Un incendie, un cadavre et les fantômes de la Yougoslavie dans le nouveau roman de Jurica Pavičić
Dans «Allumettes», l'écrivain croate ouvre son roman noir sur un gigantesque incendie qui menace Split, avant de suivre l'enquête visant à déterminer s'il s'agit d'un acte criminel.

Le nouveau roman noir de Jurica Pavičić, présenté dans Le Temps, s'ouvre sur un gigantesque incendie qui ravage la montagne au-dessus de Split et menace la ville elle-même. Survenu en pleine nuit, à la fin de l'hiver, ce cataclysme «aux allures de fin du monde» descend jusqu'à la mer, détruisant plusieurs bateaux du port. Selon Le Temps, 3500 hectares partent en fumée et les dégâts matériels sont estimés à plusieurs dizaines de millions d'euros.
Le fait divers tourne au cauchemar quand on découvre le cadavre carbonisé d'une femme, Irena Mijač, restée prisonnière de sa voiture. Quand le vent tombe et que le pire est passé, le jeune policier Petar Fradelić et l'inspecteur de la protection civile Stanko Barada se rendent ensemble sur les lieux. C'est à Barada — spécialiste qui, en dehors de son travail, ne s'intéresse qu'à la musique classique et à son chat, fort d'un savoir accumulé au fil des décennies — qu'incombe la lourde tâche de déterminer si cette catastrophe relève d'un acte malveillant, en se penchant sur le paysage alentour comme sur un grimoire, selon les mots du Temps.
Comme dans ses précédents romans, l'écrivain croate interroge le présent à la lumière du passé, et la critique souligne la résonance inévitable du roman après les feux de forêt qui ont dévasté une partie de l'Europe cet été. Le Temps qualifie «Allumettes» de roman riche en nuances, subtil et magnifiquement écrit.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

