Bernard-Henri Lévy se raconte à travers les autres
Dans « Mémoires provisoires », le philosophe et polémiste construit un autoportrait fait de rencontres, où se croisent l'Afghanistan de Massoud et l'Ukraine de Zelensky.

Bernard-Henri Lévy publie « Mémoires provisoires », un livre dont le principe s'écarte du mémoire classique. Plutôt que de raconter sa vie en ligne droite, Lévy construit l'ouvrage autour de ceux qui l'ont traversée — penseurs, écrivains, hommes d'État — faisant de leur trace la matière de son propre autoportrait, selon France Culture, qui a consacré son émission littéraire « Sans préjuger » du 3 octobre à la question posée par le livre : faut-il parler des autres pour se raconter ?
Bibliobs, dans Le Nouvel Obs, qualifie le résultat d'« exomémoires » — des mémoires écrites de l'extérieur, par la fréquentation d'autrui. La recension situe le livre sur une large étendue, de l'Afghanistan du commandant Massoud à l'Ukraine actuelle de Volodymyr Zelensky, parmi les figures et les décors que Lévy revisite. Bibliobs note aussi que le livre lui donne l'occasion de « quelques délicates mises au point », sans que la source précise lesquelles.
Les deux comptes rendus présentent « Mémoires provisoires » comme une réponse littéraire à une question familière : qui sommes-nous, et comment raconter une vie. Le résumé de l'émission de France Culture expose la position de Lévy sans détour — nos existences tiennent à la trace des autres. Aucun éditeur, date de parution ou nombre de pages ne figure dans les éléments disponibles.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

