Christine Angot reprend le nom de sa mère dans un nouveau récit sur l'inceste et le patronyme
Dans «Je change de nom», l'écrivaine revient sur l'inceste qu'elle a subi enfant pour interroger le poids du nom de famille, selon Le Temps.

Dans Je change de nom, Christine Angot revient sur l'inceste qu'elle a subi enfant, mais cette fois pour interroger précisément son nom de famille, selon Le Temps. L'écrivaine a longtemps porté le nom de sa mère, Rachel Schwartz, son père, Pierre Angot, ayant refusé de la reconnaître jusqu'en 1972, l'année de ses 13 ans — l'année où elle le rencontre pour la première fois.
Angot conserve Angot comme nom de plume, mais à l'état civil, elle a repris cette année le nom de sa mère, Schwartz, rapporte Le Temps. Le journal établit un parallèle avec Patrick Modiano, notant que, dans un genre plus intime, autobiographique et violent, Angot écrit elle aussi, en un sens, toujours le même livre.
Loin de s'émousser, écrit Le Temps, son œuvre gagne en épaisseur depuis ses débuts, en 1990. Le journal décrit ce nouveau récit comme à la fois intime et politique, la transmission du patronyme servant de prisme pour interroger la domination masculine.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

