Corinne Desarzens transforme maternité, jumeaux et deuil en l'un de ses plus beaux livres
Dans «Trois», l'écrivaine vaudoise et lauréate du Grand Prix suisse de littérature 2026 évoque ses trois enfants et ses frères jumeaux disparus, dans un style à contre-courant de tout formatage, selon Le Temps.

Le livre s'ouvre sur un papillon, le Grand Paon de Nuit, et la longue gestation secrète à l'intérieur de sa chrysalide, avant d'aborder le sujet central: la filiation. Selon Le Temps, Corinne Desarzens construit «Trois» à partir de courts chapitres et d'anecdotes tour à tour drôles, absurdes, poignantes et fulgurantes, retraçant ses trois enfants aux côtés de ses frères et de ses parents.
Le Temps distingue le chapitre intitulé «La lettre» comme l'une des plus belles pages jamais signées par Desarzens. Elle y reproduit un message reçu de sa mère en 1986, alors qu'elle était enceinte de jumeaux, cherchant à la dissuader de les garder. Le journal décrit un mélange de mépris et de condescendance poussé à un tel degré qu'il en devient comique.
Voici mes remarques. Comme je te l'ai dit: On est toujours seul. A toi donc de mener ta vie comme bon te semble et de prendre les décisions que tu jugeras opportunes. Par expérience, je tiens toutefois à te dire que, si c'était à refaire, je ne mettrais aucun être au monde.
la lettre de la mère, citée par Le Temps
Corinne Desarzens, Grand Prix suisse de littérature 2026, sera l'invitée du Livre sur les quais ce vendredi.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

