Genève se souvient de John Berger, cent ans après sa naissance
Le Courrier marque le centenaire de l'écrivain et critique britannique par deux portraits rappelant ses années genevoises et le geste qui suivit son Booker Prize de 1972.
Le Courrier a publié deux textes à l'occasion du centenaire de la naissance de John Berger, revenant sur les convictions politiques de l'écrivain et son attachement durable à la région genevoise.
L'un des articles rappelle que lorsque Berger reçoit le Booker Prize en 1972 pour son roman G., il reverse la moitié du prix aux Black Panthers, soulignant que l'entreprise Booker, basée à Londres, avait bâti sa fortune sur l'exploitation d'esclaves dans l'industrie sucrière. Le journal présente ce geste comme caractéristique de cette personnalité hors normes.
Le second texte, titré par Le Courrier «John Berger, marxiste sensuel», retrace le départ d'Angleterre de Berger au début des années 1960. Lui et sa femme Anya quittent le pays pour l'Europe continentale, qu'ils jugent alors plus foisonnante intellectuellement qu'une île britannique, selon les mots de son fils Jacob Berger, cinéaste genevois, «coincée dans ses atavismes». Le couple s'établit à Meyrin-Parc, première «cité-satellite» suisse, à la périphérie de Genève.
Le Courrier ne fournit pas d'autres éléments biographiques dans les résumés disponibles, et cet article ne rapporte que ce que mentionnent les deux textes.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

