Jane Sautière redonne aux exilés visages et prénoms
Dans un livre de la rentrée littéraire 2026, l'écrivaine française fait exister ceux que l'on croise le plus souvent sans les voir, selon En attendant Nadeau.

De la terre des pleurs un grand vent s'éleva, de Jane Sautière, fait partie de la rentrée littéraire de cet automne et prend pour sujet une catégorie de personnes que l'on a l'habitude de croiser sans vraiment les regarder : les exilés. Selon En attendant Nadeau, le livre procède par accumulation de détails concrets et modestes — un visage, un prénom, une bribe d'histoire — plutôt que par démonstration ou statistique.
L'article, intitulé « Notre origine humaine », lit ce procédé comme une manière de restaurer une condition commune : les personnes dont parle Sautière cessent d'être une masse abstraite en marge de l'actualité pour devenir, une à une, reconnaissablement humaines. En attendant Nadeau y voit un rappel que la distance entre ceux qui fuient et ceux qui ne font qu'en lire le récit est plus mince qu'il n'y paraît.
Le matériau disponible ne précise ni la longueur, ni l'éditeur, ni la structure du livre, et ces informations ne sont donc pas données ici.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

