Jérôme Garcin lit le nouveau Modiano comme des mémoires déguisées
Dans sa chronique pour Bibliobs, le critique décrit « l'Eléphant », le dernier roman, bref, de Patrick Modiano, comme un livre où l'écrivain semble reconstituer sa propre histoire sous les yeux du lecteur.

Dans sa chronique habituelle pour Bibliobs (Le Nouvel Obs), Jérôme Garcin consacre son bloc-notes à « l'Eléphant », un nouveau roman de Patrick Modiano qu'il juge à la fois bref et, selon ses mots, superbe.
Pour Garcin, Modiano « se rassemble et se ressemble » dans ce livre, formule par laquelle le critique désigne un écrivain dont la fiction tourne depuis longtemps autour du même terrain : la mémoire, l'absence, le Paris de l'après-guerre. Garcin présente le roman comme une forme de mémoires écrites à ciel ouvert, laissant entendre que dans « l'Eléphant » la frontière entre les narrateurs inventés de Modiano et son propre passé se fait particulièrement ténue.
La chronique ne donne ni résumé de l'intrigue, ni nom d'éditeur, ni nombre de pages, et les lecteurs de Tomeling qui suivent les tables de la rentrée voudront guetter ces informations à mesure qu'elles paraîtront. Ce qui ressort du texte de Garcin, c'est le ton de l'accueil : admiratif, destiné aux lecteurs de longue date qui suivent depuis des décennies le retour de Modiano vers les mêmes obsessions, désormais condensées, selon lui, en un livre bref et assuré.
Modiano, prix Nobel de littérature 2014, reste l'un des rares romanciers français vivants dont les nouveaux titres sont traités comme des événements en soi, et la chronique de Garcin, malgré la discrétion sur l'intrigue, confirme que « l'Eléphant » est reçu dans cette lumière-là.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

