Mathias Enard pagaie sur la rivière de son enfance à la poursuite d'un amour disparu
Dans «Hôtel Balkan», le lauréat du Goncourt 2015 redescend la Sèvre Niortaise de sa jeunesse, mêlant le poète Agrippa d'Aubigné au souvenir d'une femme aimée à Sarajevo, rapporte Le Temps.

Mathias Enard, Prix Goncourt 2015 pour «Boussole», revient avec «Hôtel Balkan», un livre que Le Temps décrit comme un voyage hédoniste organisé autour d'une descente en canoë de la Sèvre Niortaise, ce fleuve modeste de l'enfance de l'écrivain, à l'ouest de la France. Le périple débute près du village de La Mothe-Saint-Héray.
Selon le journal, l'ouvrage est moins une promenade du dimanche qu'une aventure sans frontières, où se mêlent souvenirs et divagations. Enard y convoque le poète du XVIe siècle Agrippa d'Aubigné, lié à la région, ainsi que le souvenir d'une jeune femme autrefois aimée à Sarajevo, donnant au voyage fluvial un second courant, plus mélancolique, sous sa surface légère.
Le Temps situe «Hôtel Balkan» dans la continuité de «Mélancolie des confins», livre berlinois paru en 2024, et précise que deux autres volumes doivent suivre, dessinant un projet plus vaste d'errance géographique et intime.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

