Le nouveau roman de Mathias Enard convoque le chasseur fantôme de Kafka
Un article de Diacritik consacré au dernier livre d'Enard, intitulé « Anatomie de la mélancolie », s'ouvre en évoquant le Chasseur Gracchus de Kafka, ce chasseur mort dérivant sur sa barque funèbre.

Diacritik a publié le 15 septembre une critique consacrée à un nouveau texte de Mathias Enard, intitulé Anatomie de la mélancolie, sous le titre « Hôtel Balkan ». L'article s'ouvre en rapprochant le livre du « Chasseur Gracchus » de Kafka, cette nouvelle où un chasseur mort depuis longtemps demeure incapable de rejoindre l'au-delà, voguant sans fin sur une barque funèbre.
Enard, auteur de Boussole et de Zone, compte parmi les noms les plus suivis de cette rentrée littéraire, dont ce nouveau titre fait partie, selon Diacritik. Au-delà de cette évocation initiale du chasseur mélancolique de Kafka, le résumé disponible ne détaille ni l'intrigue, ni la structure, ni l'éditeur du livre, des éléments qui ne peuvent donc être confirmés ici.
L'image convoquée par le critique — un homme ni mort ni vivant, emporté par une barque sans destination — installe un climat d'errance et de deuil que le titre, Anatomie de la mélancolie, semble faire écho directement, renvoyant aussi au traité du XVIIe siècle de Robert Burton, The Anatomy of Melancholy, sans que le texte de Diacritik n'explicite ce rapprochement.
Les lecteurs qui suivent l'œuvre d'Enard voudront sans doute surveiller les prochains échos autour de ce livre et de sa réception au fil de cette rentrée.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

