Naomi Klein s'en prend aux milliardaires qui rêvent d'un paradis fermé
Dans un nouveau livre coécrit avec Astra Taylor, l'écrivaine et militante canadienne soutient que la richesse extrême engendre un état d'esprit suprémaciste, en partant d'une scène se déroulant à Davos.

Le nouveau livre de Naomi Klein, End Times Fascism, coécrit avec Astra Taylor, s'ouvre sur une scène en montagne, à Davos, en Suisse, où deux hommes décrivent leur vision d'une ville-paradis entièrement fermée, selon un entretien publié par The Guardian. Ces hommes sont identifiés comme Jared Kushner et Steve Witkoff, et la scène se situe en 2026, lors du Forum économique mondial. La ville-paradis qu'ils décrivent porte le nom de New Gaza ; l'un des deux hommes aurait les larmes aux yeux en évoquant sa beauté.
The Guardian présente cette scène comme emblématique de ce qu'est devenu le rassemblement de Davos : une tribune où les ultra-riches présentaient autrefois leurs actions philanthropiques sur la pauvreté et le climat, mais où, cette année, les hommes les plus riches du monde ont été vus en train de discuter des possibilités immobilières sur ce que l'article qualifie de fosse commune.
Klein, connue pour des ouvrages comme No Logo et La Stratégie du choc, déclare au Guardian que la richesse extrême produit ce qu'elle appelle un effet dérangeant, transformant ceux qui la possèdent en suprémacistes. L'entretien ne détaille pas davantage les arguments du livre au-delà de cette scène d'ouverture et de l'analyse que fait Klein de la psychologie des milliardaires ; aucune publication ou traduction française de End Times Fascism n'est mentionnée dans les documents source.
Le livre est présenté comme le prolongement du travail que mène depuis longtemps Naomi Klein sur le néolibéralisme et, plus récemment, sur le monde numérique, désormais tourné vers les milliardaires de la tech et leur quête de pouvoir au milieu des bouleversements climatiques et financiers, selon le résumé du Guardian.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

