Le romancier Adrien Borne écrit les agressions qu'il avait enfouies vingt ans durant
Dans «J'ai mis sur la porte un verrou» (JC Lattès), Adrien Borne revient sur les viols subis à 13 ans en colonie de vacances et appelle hommes et femmes à lutter ensemble contre la pédocriminalité.

Le romancier et formateur en prise de parole Adrien Borne publie «J'ai mis sur la porte un verrou» (JC Lattès), récit dans lequel il revient sur les agressions sexuelles subies à 13 ans en colonie de vacances, des souvenirs qu'il dit avoir oubliés pendant près de vingt ans, selon Le Temps.
Le Temps précise que Borne a écrit ce texte en quelques semaines après une opération d'un cancer des testicules, qu'il décrit dans le livre comme un autre stigmate de ces agressions. Le journal qualifie le récit de pudique et puissant.
Dans l'entretien, Borne affirme que les hommes victimes de violences sexuelles doivent s'inscrire dans le même mouvement que les femmes qui ont pris la parole, plutôt que de traiter leur expérience à part. Il compare la propagation de la pédocriminalité à une épidémie, qu'il nomme, selon Le Temps, la «peste bleue».
Le corps des enfants n'est pas un terrain de jeux, et c'est l'affaire de tous de les protéger.
Adrien Borne, au Temps
Le Temps rappelle que Borne avait déjà évoqué publiquement cette agression il y a dix ans, et que ce nouveau livre interroge pourquoi ce sujet reste si difficile à aborder en famille ou entre amis, et jusqu'à quand on laissera se propager ce fléau.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

