Olivier Rolin relie la chute de Troie à celle de Gaza et de Marioupol
Dans un nouvel essai, l'écrivain fait de la destruction de Troie l'archétype de toutes les villes suppliciées — Carthage, Srebrenica, Marioupol, Gaza —, rapporte Le Temps.

Le nouveau livre d'Olivier Rolin revient sur la destruction de Troie, survenue probablement il y a trente-trois siècles et chantée plus tard par Homère dans L'Iliade. Selon Le Temps, Rolin ne la traite pas comme un chapitre clos de l'histoire ancienne, mais comme un archétype qui se répète à travers des millénaires de guerres.
Le journal décrit l'ouvrage comme une «rêverie», une «divagation» mêlant la petite et la grande Histoire, dans laquelle l'écrivain remonte le fil de notre noire passion pour la guerre et la destruction. Troie, dans son récit, précède une longue série de villes martyres, dont Carthage.
Si vous ne vous souvenez pas de la destruction de Carthage, vous vous souvenez peut-être des énormes bulldozers blindés israéliens — j'ai peine à le dire — écrasant les décombres de Gaza pour ouvrir la voie aux chars, éventrant les cimetières dont les morts de la veille se dressent sous leur lame, tels des ressuscités, avant d'être broyés sous leurs chenilles.
Olivier Rolin, cité par Le Temps
Rolin rappelle également, selon le même article, les mots attribués au chef serbe Radovan Karadžić: «Ne laisser aucun espoir de survie ou de vie future aux habitants de Srebrenica.» Pour lui, écrit Le Temps, Troie est la mère des villes assiégées, «jusqu'à Hiroshima, jusqu'à Marioupol et Gaza».
Le Temps qualifie l'essai d'élégante déambulation, mais le compte-rendu ne mentionne ni titre, ni éditeur, ni date de parution du livre.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.
