Pastoureau et Vigarello interrogent la peinture comme source d'histoire
Les deux historiens publient chacun un nouvel ouvrage ce mois-ci au Seuil, où la peinture devient un instrument pour comprendre comment les sociétés se sont pensées elles-mêmes.

Michel Pastoureau vient de faire paraître La couleur dans la peinture au Seuil, qui publiera également le 23 octobre Le corps en mouvement dans la peinture de Georges Vigarello. Les deux historiens étaient réunis dimanche 11 octobre dans une table ronde aux Rendez-vous de l'histoire de Blois, et ont accordé à Livres Hebdo un entretien commun dans lequel ils évoquent longuement ce qui relie leurs deux ouvrages : la peinture elle-même.
Pastoureau est connu pour ses décennies de travaux sur l'histoire des couleurs, des symboles et de l'héraldique. Vigarello a construit sa carrière autour de l'histoire du corps, de l'hygiène et de l'apparence physique. Selon Livres Hebdo, tous deux font désormais de la peinture une sorte de miroir où se lisent les habitudes, les normes et les préoccupations des sociétés passées.
Au-delà de cette méthode commune, les éléments disponibles ne permettent pas d'en dire davantage sur le contenu ou les thèses précises de chacun des deux ouvrages.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

