Philippe Jaenada revient sur un destin oublié pour la rentrée
Dans « L'Inconnue du quai de Javel », paru cet été chez Flammarion, l'écrivain retrace la vie de Louise Cansot, mannequin des années 1940, poursuivant son habitude de construire ses romans à partir de faits divers réels.

Le nouveau livre de Philippe Jaenada, L'Inconnue du quai de Javel, suscite une belle ferveur critique depuis sa parution cet été aux éditions Flammarion, selon France Culture. Le roman a pour sujet Louise Cansot, décrite par Le Monde comme un modèle en vue des années 1940, dont le destin, comme celui d'autres figures des livres précédents de l'auteur, a été broyé.
Le Monde présente Jaenada comme un écrivain obsédé par la tragique beauté de l'inexorable écoulement du temps, et avance que c'est cette obsession qui le pousse à remettre en lumière des destins broyés. Louise Cansot rejoint ainsi une série de figures que l'auteur a choisi de faire revivre par l'écriture.
Une méthode fondée sur le fait divers
Selon France Culture, Jaenada construit depuis 2013 tous ses récits-enquêtes à partir du fait divers, s'en servant comme point de départ pour des livres plus longs mêlant recherche et narration. L'émission consacrée au nouveau roman se demande comment ce romancier refaçonne le genre policier, sans que le détail de la réponse figure dans les éléments dont dispose cette rédaction.
Pour les lecteurs qui suivent l'évolution de l'œuvre d'un auteur dans leur bibliothèque personnelle, L'Inconnue du quai de Javel prolonge un projet vieux de plus d'une décennie : transformer une affaire réelle, largement oubliée, en une enquête littéraire de longue haleine. Aucun autre détail sur la structure, la longueur ou les sources précises du livre n'a été fourni par les deux médias.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

