L'exil d'une poétesse de Gaza mis en vers
Nour Elassy, poétesse et journaliste gazaouie partie de l'enclave l'an dernier, publie en France son premier recueil, « Ceci est ma maison », le 9 septembre.

Nour Elassy a quitté Gaza en 2025 après qu'Israël a accepté son évacuation, selon Le Monde. Elle avait été admise à suivre des cours à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, à Paris, un départ qui signifiait laisser sa famille derrière elle dans l'enclave.
Le 9 septembre paraît « Ceci est ma maison », un recueil de poésies qui, selon la description du Monde, évoque un monde englouti par l'anéantissement du territoire palestinien. Le Monde lui donne 23 ans ; Bibliobs, dans un portrait distinct publié le même jour, la décrit comme une poétesse et journaliste de 24 ans, un an après avoir quitté ce que le média appelle l'enfer de l'enclave.
Bibliobs la situe aujourd'hui entre les bancs de l'EHESS et les allées du parc Montsouris, décrivant une vie qu'elle reconstruit à Paris. Elle confie au média qu'il est absurde de devoir prouver qu'elle est « une femme normale, qui aime vivre », une phrase que Bibliobs inscrit dans un refus de ce qu'il nomme l'anesthésie du monde face à Gaza.
Au Monde, Nour Elassy dit vivre avec la culpabilité d'avoir laissé les siens derrière elle. Les deux médias présentent ce recueil comme une manière de traverser cet exil par l'écriture, sans donner davantage de précisions sur son contenu, sa structure ou son éditeur.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

