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Rentrée littérairePublié le 1 sept. 20261 min de lecture1 sept. 2026 · 1 min

Une nouvelle lecture de Barbe-Bleue place la peur de l'époux, non celle de l'épouse, au centre

Dans son essai « Barbe-Bleue, contre-enquête », la chercheuse en littérature Jennifer Tamas relit le conte de Perrault comme un portrait de l'insécurité masculine plutôt qu'un simple avertissement adressé aux épouses curieuses.

Une clé ancienne posée près d'une lourde porte close, éclairée par une faible lueur de bougie
Une clé ancienne posée près d'une lourde porte close, éclairée par une faible lueur de bougie

Jennifer Tamas, essayiste spécialiste de littérature classique, publie un essai qui revisite l'un des contes les plus connus de Charles Perrault, selon Le Monde. « Barbe-Bleue, contre-enquête » rend au conte bien connu toute sa complexité, en faisant du sinistre mari et de sa chambre interdite l'incarnation de l'insécurité masculine, plutôt qu'une simple mise en garde adressée aux épouses désobéissantes.

L'ouvrage a également été évoqué dans Le Book Club, l'émission littéraire de France Culture, qui a présenté l'essai autour de ce que l'histoire de Barbe Bleue raconte de la domination masculine, des ressorts du féminicide et de l'institution du mariage. L'émission a décrit la démarche de Jennifer Tamas comme à la fois littéraire et historique, retraçant le conte à travers la figure de « l'époux monstrueux ».

Les deux comptes rendus s'accordent sur le geste central de l'essai : déplacer l'attention loin de la transgression de l'épouse — ouvrir la porte interdite — vers les peurs et la violence propres de l'époux, véritable moteur du récit.

Sources

Cet article a été écrit à partir de ces parutions.