Un rapport alerte sur une lecture “profonde” en voie de devenir minoritaire
La Fondation Jean-Jaurès constate que si l’écrit n’a jamais été aussi omniprésent, la lecture longue et concentrée recule sous l’effet de l’économie de l’attention — et propose des pistes pour la préserver.

Un rapport publié ce lundi par la Fondation Jean-Jaurès, relayé par Télérama, avance que si nous sommes cernés par l’écrit — sur les écrans, dans les messages, dans les flux —, la lecture qui exige une attention soutenue devient de plus en plus difficile à maintenir et pourrait bientôt être réservée à une minorité.
Selon le compte-rendu de Télérama, l’économie de l’attention modifie considérablement notre rapport à l’écrit : nous sommes exposés à beaucoup de texte, mais souvent parcouru, fragmenté ou consommé par courtes séquences, ce qui diffère nettement de la lecture lente et concentrée associée traditionnellement au livre.
Le rapport ne se limiterait pas au constat. Télérama indique qu’il donne aussi des pistes pour créer des conditions favorables à la lecture longue et concentrée, sans que le matériau disponible ici ne précise le détail de ces propositions.
Pour les lecteurs qui tiennent une bibliothèque personnelle, ce constat touche directement leur pratique : ce qui est au cœur de leur habitude — s’installer dans un livre et y rester — serait justement le type d’attention qui se raréfie, alors même que le volume de texte en circulation ne cesse d’augmenter.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

