Avec «Fille de», Anne Pitteloud fait du monde du livre un théâtre de faux-semblants
La critique littéraire et autrice suisse publie, après son recueil de nouvelles paru en 2016, un roman tendu comme un thriller autour d'une fille, d'un père réduit au silence et d'un stratagème qui échappe à son contrôle.

Anne Pitteloud, critique littéraire au Courrier, publie un nouveau roman, Fille de, que Le Temps décrit comme tendu comme un thriller, construit autour de l'écriture et de l'usurpation d'identité. Il fait suite à En plein vol, un recueil de nouvelles paru chez D'autre part en 2016.
Le roman s'ouvre sur une scène d'enterrement. Devenu, en seulement deux romans, un «grand écrivain» dans les années 1980, Christian Monnay a ensuite passé trente ans dans le silence, écrivant jour après jour dans le pigeonnier de sa maison sans plus rien publier, selon Le Temps. Il meurt en emportant avec lui les raisons de ce silence.
Sa fille, narratrice du roman, a été élevée dans le culte de ce père célèbre et a fui dès que possible cet environnement pesant. A sa mort, elle se retrouve emportée par un stratagème qui la dépasse, où l'écriture devient l'outil d'un subterfuge qui se transforme en piège. Le Temps y voit le portrait d'une femme qui cherche sa voix et croit atteindre la lumière alors qu'elle s'efface de plus en plus, dans un roman où le monde du livre devient un théâtre d'ombres et de faux-semblants.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

