Anne-Sophie Subilia transforme les premiers mois d'un nouveau-né en roman de l'intensité quotidienne
Dans «Glissando», l'autrice suisse suit l'arrivée d'un bébé dans une famille déjà composée d'un fils de quatre ans, prolongeant l'attention au quotidien qui marquait déjà son précédent roman «L'Épouse».

Le nouveau roman d'Anne-Sophie Subilia, «Glissando», s'ouvre juste après que Béa a accouché de Gabrielle, selon Le Temps. Béa et son compagnon Martijn ont déjà un fils de quatre ans, Jan, et le livre reste cantonné aux espaces domestiques et confinés des semaines et des mois qui suivent: la chambre, le salon, le peau contre peau.
Le titre renvoie au terme musical désignant le passage continu d'une note à l'autre, comme peut le faire naturellement la voix humaine, précise Le Temps. Le mot évoque aussi le fait de glisser à travers les jours, de s'élever parfois puis de redescendre, avant de reprendre la glisse.
Selon le journal, Anne-Sophie Subilia écrit avec une attention comparée à un sonar détectant ce qui se noue sous la surface de l'ordinaire, faisant du quotidien en apparence banal le cœur battant de la vie de ses personnages, là où l'infiniment petit et l'infiniment grand de l'existence se rejoignent.
Ce roman fait suite à «L'Épouse», qui a obtenu le Prix suisse de littérature et figuré dans les sélections des prix Femina et Médicis, rapporte Le Temps. Ce précédent livre plongeait dans la solitude d'une femme de délégué du CICR en poste à Gaza dans les années 1970, déjà avec une attention aux micro-événements et aux infimes fluctuations des perceptions. Avec «Glissando», écrit Le Temps, Subilia affine cette même focale sur un autre voyage, presque entièrement domestique.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

