Elisa Shua Dusapin quitte la fiction pour un reportage sur le conflit israélo-palestinien
Dans «Sauf la frontière», la romancière franco-suisso-coréenne, connue pour ses romans intimistes et primés, se tourne vers le reportage littéraire. Elle est présente au Livre sur les quais, à Morges, jusqu'au 6 septembre.

Selon Le Temps, Elisa Shua Dusapin a quitté les rives de la fiction pour «Sauf la frontière», un récit à la première personne construit autour du conflit israélo-palestinien. La romancière, plusieurs fois primée pour ses romans intimistes, a commencé à préparer ce texte il y a deux ans, précise le journal, une période qui a fini par recouper le pic de violence du 7-Octobre et les bombardements qui ont suivi sur Gaza.
Le Temps rappelle que l'annonce du projet avait suscité des sentiments mêlés chez les lecteurs de son œuvre: curiosité de voir sa prose ultrasensible confrontée à l'ultra-violence de cette région du monde, et crainte devant les risques d'une telle entreprise. Comment, demande le journal, trouver le juste positionnement pour aborder l'une des guerres les plus longues du globe quand on n'est ni spécialiste du conflit ni reporter?
Selon Le Temps, le livre répond à cette question par la lucidité dont fait preuve l'autrice sur son manque d'expérience, et par l'impérieuse nécessité qui l'a poussée à aller s'y confronter. Cette fragilité assumée devient, selon le compte rendu, l'instrument même qui lui permet d'aller à la rencontre de celles et ceux qui vivent la violence, ou ses échos, au quotidien.
Le Temps qualifie le résultat de texte d'une grande justesse, qui rappelle que la violence est l'affaire de tous. Elisa Shua Dusapin est présente au Livre sur les quais, à Morges, jusqu'au 6 septembre, précise le même article.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

