Emily St John Mandel revient avec Exit Party, un roman sur l'Amérique après une seconde guerre civile
L'auteure de Station Eleven publie son septième roman, retrouvant des personnages de ses livres précédents dans une histoire située cinq ans dans un futur imaginé.

Le septième roman d'Emily St John Mandel, Exit Party, a été chroniqué par The Guardian, qui décrit un livre situé en 2031, soit cinq ans après aujourd'hui. L'histoire suit Ari Waker, sortie de prison après dix-huit ans passés derrière les barreaux pour avoir orchestré une tentative de meurtre par contrat visant son cousin Anton — une intrigue qui renoue avec le roman de Mandel paru en 2009, The Singer's Gun, où Anton apparaissait déjà cherchant à rompre avec sa famille criminelle.
Selon la critique, les États-Unis ont cessé d'exister au moment où se déroule le roman, à la suite d'une seconde guerre civile qui a ravagé les vies et l'économie. Le livre se relie aussi de manière ténue à The Glass Hotel, paru en 2020, bien que la critique précise qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu l'un ou l'autre de ces titres antérieurs pour suivre Exit Party — leur connaissance ajoute simplement, selon les mots du critique, « un plaisir supplémentaire et un sentiment de retour au pays ».
La critique articule le roman autour d'une question centrale — la stabilité a-t-elle nécessairement pour prix la perte de la liberté — explorée à travers ce qu'elle appelle deux visions alternatives d'une Amérique post-crise. Elle retrace aussi l'évolution de Mandel comme romancière, passant, selon le critique, de récits décalés à protagonistes excentriques à des récits d'envergure mondiale, à résonance politique, qui lui ont valu un vaste lectorat fidèle, notamment depuis son roman Station Eleven paru en 2014.
Aucun éditeur ou traduction française n'est mentionné dans les éléments disponibles.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

