Le roman de Gouzel Iakhina sur Eisenstein rejoint la première sélection du Femina étranger
Le récit «Eisen», portrait romanesque en 520 pages du cinéaste soviétique Sergueï Eisenstein, figure dans la première sélection des romans étrangers du Prix Femina. Gouzel Iakhina en a parlé lors de son passage à Livre sur les quais, à Morges.

Le roman «Eisen» de Gouzel Iakhina figure dans la première sélection des romans étrangers du Prix Femina, rapporte Le Temps. Ce récit de 520 pages dresse un portrait romanesque de Sergueï Eisenstein (1898-1948), le cinéaste soviétique qui a révolutionné dans les années 1920 l'art du montage et de la narration par l'image, avec des œuvres comme «Le Cuirassé Potemkine» et «Octobre».
Gouzel Iakhina a présenté son roman au Livre sur les quais, à Morges, lors d'un entretien mené grâce à sa traductrice, Maud Mabillard, selon Le Temps. Elle y a confié que le génie d'Eisenstein s'était mis au service d'un mysticisme révolutionnaire destiné à galvaniser les foules, tandis que son art n'a cessé d'évoluer.
Selon Le Temps, le personnage qui se dégage du roman est rondelet, hirsute, doté d'une voix de fausset, tantôt brillant et ironique, tantôt courageux, tantôt odieux — un homme qui avance toujours masqué, sauf peut-être lorsqu'il pleure dans les bras de sa mère honnie, ou lorsqu'il procède au montage de ses films.
Le Temps présente «Eisen» comme une tragédie sur les rapports que l'art entretient avec le pouvoir totalitaire, dénonçant la violence qu'un régime peut exercer sur la création artistique. Le journal estime que le roman peut emporter même ceux qui n'ont jamais vu les films du maître.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

