Les frappes russes frappent de plein fouet l'essor de l'édition ukrainienne en temps de guerre
Un incendie dans l'entrepôt de l'éditeur Ranok à Kharkiv illustre comment la croissance de la production de livres en ukrainien depuis 2022 est désormais directement visée par les attaques russes, selon le Guardian.

Selon le Guardian, l'éditeur Ranok stockait 628 000 nouveaux manuels scolaires dans son entrepôt de Kharkiv lorsque des frappes russes ont touché la ville en août. Kharkiv, avec Kyiv, est décrite comme le centre de l'industrie ukrainienne de l'édition et de l'imprimerie. L'entrepôt, construit il y a quinze ans sur le site d'une ancienne usine de pain, couvre environ 10 000 mètres carrés, avec des livres empilés sur douze mètres de hauteur sur les étagères.
Viktor Kruglov, cofondateur et directeur général de Ranok, se trouvait sur place avec cinq collègues de direction un samedi matin d'août, en train de préparer la rentrée scolaire, rapporte le Guardian. « C'était la haute saison de la distribution, a-t-il déclaré au journal, donc nous vérifiions tous nos processus : comment faire mieux, comment le faire à temps. »
Le Guardian situe cet épisode dans un contexte plus large : l'essor de l'édition en langue ukrainienne qui a suivi l'invasion de 2022, les lecteurs et auteurs se détournant des livres en russe, est aujourd'hui directement visé par la force et la fréquence des attaques russes contre les infrastructures d'impression et de distribution.
Le matériau source ne précise pas davantage les conséquences de la frappe sur Kharkiv, les autres pertes subies par le secteur, ni la manière dont les éditeurs réagissent au-delà du récit concernant l'entrepôt de Ranok.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

