Vingt ans après le Goncourt, Jonathan Littell retourne vers ses monstres de bureau
L'auteur des « Bienveillantes » publie un nouveau roman centré sur la vie d'un bureaucrate au service d'un régime totalitaire, et explique à Bibliobs pourquoi les fonctionnaires du mal continuent de le hanter.

Jonathan Littell, lauréat du prix Goncourt en 2006 pour « Les Bienveillantes », publie un nouveau roman construit autour de la vie d'un bureaucrate au service d'un régime totalitaire, selon Bibliobs (Le Nouvel Obs). Le média qualifie le livre d'« extraordinaire » retour sur le terrain qui a fait la réputation de Littell il y a vingt ans : le fonctionnement intérieur des hommes qui administrent l'atrocité plutôt que de la commettre de leurs propres mains.
Dans l'entretien, Littell explique cette attirance en des termes directs. « Comprendre le monde, c'est comprendre comment fonctionnent les bureaucraties », dit-il.
Comprendre le monde, c'est comprendre comment fonctionnent les bureaucraties.
Jonathan Littell, à Bibliobs
Bibliobs construit l'entretien autour d'une question qui poursuit Littell depuis « Les Bienveillantes » : pourquoi revient-il sans cesse vers des figures que l'entretien nomme, sans détour, « des salauds ». Ni titre, ni éditeur, ni date de parution du nouveau roman ne figurent dans le matériel disponible, pas plus qu'un détail d'intrigue au-delà de la prémisse de la vie d'un bureaucrate sous un régime totalitaire.
« Les Bienveillantes », narré par un ancien officier SS, reste l'un des romans Goncourt les plus discutés de ces vingt dernières années. L'arrivée du nouveau livre, deux décennies plus tard, est présentée par Bibliobs comme un retour à la même question qui animait le précédent : comment une mécanique administrative ordinaire rend possible une cruauté extraordinaire.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

