Soupçons d'IA autour du roman phénomène de la rentrée
Thélyson Orélien, dont « C'était ça ou mourir » a remporté le prix du Roman Fnac et figure dans la sélection Goncourt, dément avoir eu recours à l'intelligence artificielle pour écrire son livre.

Thélyson Orélien, écrivain canado-haïtien dont le roman « C'était ça ou mourir » compte parmi les titres marquants de la rentrée littéraire, fait l'objet d'accusations selon lesquelles son livre aurait été rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle, rapportent Livres Hebdo et France Culture. L'accusation provient d'un compte X jusque-là confidentiel, tenu par un collectif de cinq personnes qui disent s'être appuyés sur l'outil de détection Pangram, selon France Culture.
Les accusateurs affirment que le roman aurait été écrit « presque intégralement » avec de l'IA, selon France Culture. Le livre venait tout juste d'être récompensé par le palmarès des librairies de Livres Hebdo et le prix du Roman Fnac, et figure dans la sélection du Goncourt, précise Livres Hebdo.
Thélyson Orélien dément fermement l'accusation. « Je ne vois pas pourquoi je ferais appel à une machine », a-t-il déclaré à Livres Hebdo. Son éditeur, Grasset, affirme ne pas prêter « attention à ces rumeurs », selon le même média.
France Culture précise que l'AFP, qui a examiné les accusations, a apporté des nuances sans les valider. Bibliobs, du Nouvel Obs, a consacré à la polémique un article en six questions, la présentant comme un épisode marquant de la rentrée littéraire. El País, qui couvre l'affaire pour ses lecteurs hispanophones, décrit Orélien comme l'un des phénomènes littéraires de la saison désormais rattrapé par la controverse.
À ce stade, aucune vérification indépendante de l'accusation basée sur la détection d'IA n'a été publiée, et l'auteur comme Grasset maintiennent que le livre a été écrit sans assistance de machine.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

