Barbara Kingsolver publie, après 'Demon Copperhead', un roman plus feutré sur une carrière musicale brisée
'Partita' suit une ancienne enfant prodige du piano devenue enseignante, qu'un appel téléphonique de l'homme ayant fait dérailler ses ambitions ramène vers son passé, selon les critiques du New York Times et du Guardian.

Le nouveau roman de Barbara Kingsolver, 'Partita,' met en scène Livia, professeure de musique dans le Tennessee rural, mariée à un fermier ayant autrefois travaillé pour son père, selon le Guardian. Sa vie paisible de quadragénaire est bouleversée par un appel de Sigurd, un homme avec qui elle a vécu, à l'université, une liaison que le journal qualifie de 'dévorante et destructrice'.
Cet appel ramène Livia vers son passé, notamment le suicide de son frère quand elle avait onze ans, et les années passées grâce à une bourse de musique dans l'Indiana, où elle croyait avoir définitivement quitté le monde de sa famille. Le Guardian précise que son ambition de devenir une pianiste de rang mondial a été brisée par un accident ayant abîmé sa main, accident dans lequel Sigurd a joué un rôle. Le résumé du New York Times décrit le livre de façon similaire, comme l'histoire d'une ancienne enfant prodige du piano 'replongée dans son passé' par ce même appel.
Le Guardian présente le roman comme une interrogation sur 'le rôle de l'art dans la vie d'un artiste' et sur la question de savoir si un talent doit être entièrement consacré à sa maîtrise ou plutôt mis au service d'une vie et d'une communauté. La critique juge 'Partita' plus feutré que 'Demon Copperhead,' le précédent roman de Kingsolver, et note que certains passages consacrés à la sexualité risquent de déséquilibrer l'ensemble, tout en y trouvant, selon les mots du journal, de 'riches récompenses' dans son traitement de la musique et des compromis de l'âge mûr.
Aucune publication ou traduction française de 'Partita' n'est mentionnée dans les sources disponibles.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

