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RééditionPublié le 5 sept. 20261 min de lecture5 sept. 2026 · 1 min

Les lettres de la vraie Nadja éclairent d'un autre jour le classique surréaliste de Breton

La publication des lettres et d'un choix de dessins de Léona Delcourt, la femme qui a inspiré à André Breton son roman « Nadja » (1928), apporte un regard nouveau sur leur relation, selon Le Monde.

Des lettres manuscrites jaunies et des croquis à l'encre posés sur une table de café, éclairés par une lumière pâle de fenêtre.
Des lettres manuscrites jaunies et des croquis à l'encre posés sur une table de café, éclairés par une lumière pâle de fenêtre.

Nadja, l'un des textes fondateurs du surréalisme français publié par André Breton en 1928, s'inspirait d'une relation brève et ambivalente avec une jeune femme, Léona Delcourt, que l'écrivain met en scène sous le nom de « Nadja », muse énigmatique du mouvement. Selon Le Monde, la publication de ses propres lettres à Breton, accompagnées d'un choix de ses dessins, jette une lumière nouvelle sur cette relation et sur la vie qui a suivi, que le quotidien qualifie de tragique.

Depuis des décennies, l'histoire de Nadja se raconte essentiellement à travers le roman de Breton, où Delcourt apparaît comme une source d'inspiration poétique pour le mouvement surréaliste plutôt que comme une personne dotée de sa propre voix. Le Monde indique que les lettres et dessins désormais accessibles rééquilibrent ce récit, en laissant les mots et les images de Delcourt elle-même se déployer aux côtés de la mythologie construite par Breton autour d'elle.

Le journal présente ce matériel comme le témoignage d'une relation inégale et difficile, s'inscrivant dans ce qu'il qualifie de maltraitance de celle devenue la muse la plus célèbre du surréalisme. Au-delà des grandes lignes données par Le Monde, aucun autre détail sur le contenu des lettres, sur leur éditeur scientifique ou sur la maison d'édition de ce recueil n'est disponible.

Sources

Cet article a été écrit à partir de ces parutions.