Šeila Pohara écrit dans son premier roman un pays disparu
Dans «Les Serments trahis», l'écrivaine installée à Genève donne la voix d'une enfant à Sarajevo avant et pendant les guerres de Yougoslavie, comme elle le raconte au Temps.
Le premier roman de Šeila Pohara, «Les Serments trahis», est raconté par Šeki, une fillette née à Sarajevo en 1982, deux ans après la mort du «camarade» Tito, précise Le Temps. Le livre retrace l'effondrement de la Bosnie que connaissait Šeki au moment où éclatent les guerres de Yougoslavie, en 1991.
Šeila Pohara, qui a écrit ce roman à Genève, a confié au Temps avoir elle-même connu le retour de la barbarie à Sarajevo durant cette période, une expérience qui plane sur celle de sa narratrice.
L'entretien s'attarde sur la texture d'une enfance baignée de superstitions avant d'être rattrapée par la guerre. Šeki se souvient de sa grand-mère maternelle, qui croyait aux mauvais esprits et, rapporte Le Temps, «mettait du sel dans la baignoire le soir pour chasser ces choses invisibles qui sortaient des siphons». Parmi les figures de ce folklore, la fameuse Babaroga, «la vieille à cornes, laide et échevelée, qui venait voler les enfants pas sages».
Le propos du roman est que ce qui surgit réellement de la nuit dès 1991 n'a rien en commun avec ces démons de l'enfance, et se révèle bien pire, confie Šeila Pohara au Temps. Le matériel source ne précise ni éditeur, ni date de parution, ni autres détails de l'intrigue.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.

