La troisième traduction française d'Hollie McNish arrive avec rires, jurons et une question sur le consentement
La poétesse britannique, interrogée à Marseille entre deux lectures publiques, explique qu'elle utilise l'humour pour faire passer des sujets difficiles. Son nouveau recueil en français compte 486 pages.
La poétesse britannique Hollie McNish publie son troisième livre traduit en français, intitulé Je me demande pourquoi on ne peut pas dire non, tout simplement, selon Le Temps, qui l'a rencontrée à Marseille entre deux lectures publiques. Le recueil compte 486 pages.
Hollie McNish dit ne jamais s'attabler pour écrire: ses poèmes lui viennent au détour d'un voyage en train, d'un déjeuner entre amies, en surveillant la cuisson des pâtes, ou au supermarché. Les textes qui en résultent, selon elle, portent la trace de leur contexte et de sa propre vivacité, où le rire fuse aussi souvent que les jurons.
Le livre mêle des poèmes aux titres explicites — parmi lesquels tout cramer, lingettes intimes et placenta — à de longs intermèdes sous forme de réflexions personnelles à ciel ouvert. Selon Le Temps, on y trouve pêle-mêle des virées en roller, de la mythologie grecque, des cigarettes électroniques à la barbe à papa, le «microchimérisme fœtal», la reine d'Angleterre, la cellulite, la glottophobie, des coachs sportifs et le sexe oral. Le journal note que le passage au français ternit parfois le rythme des textes originaux de McNish, mais pas leur sens.
Les humoristes à la télé/font des blagues/sur les migraines encore une fois/et toutes les femmes mariées/rient, et tous les maris/se donnent des coups de coude, et moi, assise sur le tapis/je ne comprends pas les blagues/je me demande pourquoi on ne peut pas/dire non, tout simplement
Hollie McNish, extrait du poème-titre, via Le Temps
Le Temps décrit le ton du recueil comme «jubilatoire», McNish y proposant ce que le journal appelle des conseils déculpabilisants, disséminés dans une matière foisonnante.
Sources
Cet article a été écrit à partir de ces parutions.